Le parc de bâtiment ancien construit avant 1975 représente près des deux tiers de l’ensemble du parc de logement bâti, alors qu’il n’existait aucune réglementation thermique fixant des impératifs d’isolation ou de performance des équipements de chauffage.Même si tous les logements anciens ne nécessitent pas les mêmes types de travaux, un logement ancien gagne toujours à être rénové tant au niveau du confort que de l’allégement des factures énergétiques. Il est souvent plus rentable de réaliser une rénovation globale que de faire des travaux petits bouts par petits bouts. Les coûts de main d’œuvre seront plus économiques et votre gain sur les factures liées à votre consommation d’énergie sera tout de suite plus important.

Après avoir identifié les points faibles de votre logement, et pour réduire vos besoins en énergie, la solution gagnante est avant tout d’empêcher la chaleur de s’échapper en isolant. Toit, murs, plancher, à chaque surface, il existe des solutions. Avec une enveloppe performante, vous pouvez ensuite réaliser des économies en installant des équipements plus efficaces et bien dimensionnés pour le chauffage et l’eau chaude sanitaire, la ventilation, le rafraîchissement. Vous pouvez profiter d’une rénovation pour opter pour les énergies renouvelables : chauffage au bois, chauffe-eau solaire, système solaire combiné pour le chauffage et l’eau chaude, système solaire de production d’électricité. Et pour réduire encore votre consommation, pensez à changer vos équipements électroménagers et vos lampes pour des produits très performants (A, A+ ou A+++ sur l’étiquette énergie).

Depuis le 1er novembre 2007, il existe une réglementation pour les logements existants dès qu'ils font l'objet d'amélioration. Elle fixe les exigences minimales sur les produits ou équipements mis en œuvre dans l'habitat au moment de la rénovation (isolation, chauffage, climatisation, eau chaude sanitaire, régulation, ventilation, éclairage). L'objectif est de renforcer la performance énergétique des constructions existantes.

Tout ce qui participe à la consommation d'énergie doit être étudié :

  • l'isolation des murs et du toit ;
  • l'isolation des fenêtres ;
  • le chauffage : l'état des installations, l'énergie utilisée (fioul, gaz, électricité, réseau de chauffage urbain, bois, énergie solaire) ;
  • le système de production d'eau chaude ;
  • la ventilation.

En fonction de l’année de construction et de l’état du bâtiment, il vous faudra certainement envisager des travaux de rénovation.

Les logements construits avant 1974 n'étaient soumis à aucune réglementation thermique et donc à aucune obligation d'isolation. Bon nombre de constructions antérieures à cette date sont très mal isolées. Pour les logements construits ensuite, les réglementations thermiques successives ont renforcé de plus en plus les exigences d'isolation.

Les logements construits entre 2006 et 2012 étaient soumis à la réglementation thermique 2005 (RT 2005), qui fixait des obligations pour allier confort et économies d'énergie. Elle s'attachait ainsi à favoriser la conception bioclimatique, à imposer une consommation maximale d'énergie pour les bâtiments, à renforcer les exigences d'isolation, des équipements et du confort d'été.

Depuis le 1er janvier 2013, les logements neufs sont soumis à la nouvelle réglementation thermique (RT 2012), aux exigences plus élevées. Elle a pour objectif de généraliser les "bâtiments basse consommation" qui consomment en moyenne 50 kWh/m2 par an).

Les premières indications : le DPE

répartition des déperditionsrépartition des déperditions2Pour les logements, et en dehors des cas de vente et de location, il est possible de faire réaliser un DPE. Après avoir évalué la performance énergétique de votre bien, vous pourrez comparer des solutions d'amélioration afin de choisir les bons travaux en fonction du retour sur investissement ou d'un objectif écologique. A cette fin, le diagnostic de performance énergétique est éligible au crédit d’impôt développement durable, lorsqu'il est réalisé hors du cadre légal de vente ou de location.

Enfin, il est rendu obligatoire par l'Agence Nationale de l'Amélioration de l'Habitat et accompagne le dossier de demande de subventions pour la rénovation des bâtiments anciens.

La modélisation issue du DPE permet de calculer la répartition des déperditions dans un bâtiment et d’identifier les mesures d’amélioration de la performance énergétique les plus pertinentes.

L'investigation poussée : Le bilan thermographique

déperditions
La thermographie infrarouge est une procédure de contrôle complémentaire au DPE permettant d’établir un bilan de l’enveloppe des bâtiments.

Déperditions thermiques, pertes par conductions, fuites d’air sont immédiatement visibles, et révèlent aisément une isolation dégradée voire inexistante ou des points d’infiltration d’air.

Un bilan thermographique permet de localiser les principaux défauts du bâtiment puis d’orienter et d’adapter les travaux de rénovation énergétique. Etablie de manière préventive, la thermographie permet d’identifier des défauts et donc de remédier aux désordres du bâti avant que les dommages ne prennent trop d'ampleur. La correction de ces problèmes a une influence majeure sur l'amélioration de l'efficacité et l'intégrité structurelle du bâtiment.

Moisissures et humidité

Des moisissures peuvent apparaître dans votre logement suite à un dégât des eaux ou un problème de ventilation. Ces moisissures présentent un risque pour votre santé. Il est possible d'y remédier en rénovant votre logement : révision de votre système de ventilation, isolation, drainage...

Les problèmes d’humidité peuvent être identifiés et localisés par la thermographie infrarouge, en localisation des défauts ou des désordres, mais uniquement dans certains cas.